Lettre autographe signée

LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE E. N. MEHUL (Musique Opéra) 4pp. 1790 à VALADIER (Cora)

LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE E. N. MEHUL (Musique Opéra) 4pp. 1790 à VALADIER (Cora)

LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE E. N. MEHUL (Musique Opéra) 4pp. 1790 à VALADIER (Cora)

LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE - MUSIQUE FRANCAISE XVIIIe. (à VALADIER, auteur du livret de Cora).

Indication au crayon au bas du feuillet. Pardonnez moi mon cher ami si je ne réponds pas avec plus d'exactitude aux charmantes lettres que vous m'écrivez; d'abord je suis dans ce moment épuisé de travail, mon temps suffit à peine à faire monter notre.

Ouvrage au théatre, à en donner l'intelligence en particulier à chaque instant, et à faire les corrections.. J'ai retiré le rôle de Cora à Mlle Aiguillon pour l'offrir à Mlle Maillard mais elle l'a refusé... Étienne Nicolas Méhul, né à Givet (Ardennes), le 22 juin 1763 et mort à Paris le 18 octobre 1817, est un compositeur français, « le plus important compositeur dopéras en France pendant la Révolution ».

Étienne-Nicolas Méhul est aussi un des fondateurs du Conservatoire de Paris. Quittant l'abbaye de Laval Dieu, où il était élève-organiste, pour la capitale, il a traversé en effet l'une. Des périodes les plus agitées de cette ville, s'attachant essentiellement à la création musicale, même s'il fut aussi le compositeur d'un des plus fameux hymnes patriotiques issus de cette période. Et s'il était l'ami de nombreux artistes et écrivains.

Il fut un des premiers musiciens dits « romantiques » en France, contribuant à élargir le champ sonore de la symphonie, comme ses contemporains Haydn et Beethoven. Et ses opéras ont profondément influencé Hector Berlioz qui disait de lui. « Il était persuadé que lexpression musicale est une fleur suave, délicate et rare, dun parfum exquis. Qui ne fleurit point sans culture et quon flétrit dun souffle ; quelle ne réside pas dans la mélodie seulement, mais que tout concourt à la faire naître ou à la détruire : la mélodie, lharmonie, les modulations, le rythme, linstrumentation, le choix des registres graves ou aigus des voix et des instruments, le degré de vitesse.

Ou de lenteur de lexécution, et les diverses nuances de force dans lémission du son. Étienne est né à Givet sur la Meuse dans les Ardennes. Son père, Jean-François, fut dabord maître dhôtel du comte de Montmorency puis modeste marchand de vin, à la mort du comte. Les parents ayant détecté les dons précoces du petit Étienne, mais étant trop pauvres pour lui offrir une éducation musicale régulière, lenfant reçut ses premières leçons d'un pauvre organiste aveugle appelé « de Givet », dont on ne sait rien.

Ses aptitudes étaient telles que, à dix ans, on le nomma organiste des Franciscains au couvent des Récollets toujours à Givet. En 1775, un musicien et organiste allemand de l'abbaye de Schussenried, le moine Guillaume Hanser, fut engagé, par l'abbé Remacle Lissoir, au monastère de Laval-Dieu, non loin de Givet, pour y fonder une école de musique. Méhul devint son élève occasionnel, en contrepoint notamment, et son suppléant en 1778.

Sur l'orgue de l'église du village qui est l'ancienne chapelle de l'abbaye, on pouvait lire « Méhul a touché sur cet orgue sous le père Hanser moine et organiste de Laval-Dieu. Âgé de quinze ans en 1779, Méhul vint à Paris grâce à la générosité dun mécène qui lavait entendu à la tribune ; armé dune lettre de recommandation à lintention de Gluck. « Jarrivais à Paris en 1779, ne possédant que mes seize ans, ma vielle et lespérance. Javais une lettre de recommandation pour Gluck, cétait mon unique désir en entrant dans la capitale, et cette idée. Me faisait tressaillir de joie.

Il prit leçons chez Jean-Frédéric Edelmann, un claveciniste fort apprécié à Paris, installé depuis 1775, et lui-même ami de lidole de Méhul, Gluck. Edelmann, d'origine strasbourgeoise, eut aussi Jean-Louis Adam pour élève et retourna dans sa ville natale dès la Révolution où il fut guillotiné à la fin de la Terreur en juillet 1794.

Dès son arrivée, il assista à la première dIphigénie en Tauride et en fut très ému. Ses premières armes de compositeur consistèrent à adapter des airs dopéras populaires : Thésée de Gossec. Une Ode sacrée de Jean-Baptiste Rousseau fut jouée au Concert Spirituel en 1782. La première composition publiée de Méhul fut un livre de trois sonates pour pianoforte en 1783 ; il avait tout juste vingt ans. En 1788, un nouveau recueil de sonates forme son opus II.

Par ces publications, « Méhul s'imposait là comme l'un des meilleurs représentants de la première véritable école française de piano-forte ». En 1786, Méhul rejoint la loge maçonnique lOlympique de la Parfaite Estime (constituée en 1782), dans sa partie musicale. En cela, il partage ce trait avec de nombreux musiciens de son siècle : Gossec, Cherubini, Devienne, Philidor, Pleyel, Saint-George, Viotti, etc. C'est dans cette loge que les symphonies parisiennes. De Joseph Haydn furent interprétées (1787). Plus tard, il compose une musique de scène lyrique pour la Loge du Grand-Sphinx, dont il est membre. À l'occasion de la cérémonie funèbre du 20 octobre 1808 de Henri Belleteste, membre de l'Institut d'Égypte. Aidé et encouragé par Gluck, qui rend consciente sa vocation.

Méhul envisage une carrière de compositeur dramatique. Lui offre le livret de. Bien que présenté à lAcadémie Royale de Musique, lopéra ne sera monté que six ans plus tard.

À la même époque Méhul trouve, en la personne du librettiste François-Benoît Hoffmann, son collaborateur favori. Il donne le texte de son premier opéra représenté, Euphrosine, ou Le tyran corrigé. La première, à la Salle Favart le 4 septembre 1790, fut un immense succès et a marqué le compositeur par le talent quon lui reconnut. Sa carrière était lancée et cétait le début dune longue relation avec le théâtre de la Comédie Italienne. En dépit de léchec de.

Présenté seulement le 4 février 1791, et de linterdiction dAdrien par la Commune de Paris pour raisons politiques en mars 1792, Méhul a consolidé sa réputation avec des uvres telles Stratonice (Favart, 3 mai 1792) ou bien Mélidore et Phrosine (Favart, 6 mai 1794). De la Révolution jusquà lEmpire.

Durant la Révolution, Méhul a composé de nombreux chants patriotiques et des pièces de propagande. Le plus célèbre étant le Chant du départ (1794) sur un poème de Chénier, qui est comme une seconde Marseillaise. Lengagement de Méhul fut récompensé par sa nomination à Institut de France en 1795, avec Gossec et André Grétry. La même année, il obtient un des cinq postes dinspecteurs du Conservatoire de Paris, lors de sa fondation le 3 août, sous l'initiative de Bernard Sarrette, Capitaine de la Garde nationale. Le musicien en devint l'un des membres les plus dynamiques.

Méhul était en bons termes avec Napoléon Ier : il devint lun des premiers Français à recevoir la croix de chevalier de la Légion d'honneur (1804), en même temps que François-Joseph Gossec et André Grétry. En 1807 il obtient le second Prix de Rome (le premier nest pas décerné) avec une Cantate Ariane à Naxos. Ce prix est partagé avec Fétis.

Le succès des opéras de Méhul ne fut pas si grand aux débuts du XIXe siècle quà la fin du XVIIIe siècle, cependant des uvres tel Joseph (1807) furent célèbres. Le Premier Consul Napoléon, qui appréciait beaucoup la musique vocale, récompensera louvrage. Deux arias notamment : Champs paternels, Hébron, douce vallée. Et À peine au sortir de lenfance furent très populaires. Lopéra fit carrière à létranger, particulièrement en Allemagne.

En revanche, léchec de son opéra Les Amazones en 1811 (présenté à lOpéra le 17 décembre) fut un coup sévère et a clos sa carrière de compositeur pour le théâtre. Il prit alors une retraite bien méritée, dans sa maison de Pantin, pour cultiver « les illets, les oreilles d'ours et surtout les renoncules, les jacinthes et les tulipes, ses fleurs les plus favorites » (Cherubini). En dépit de ses liens avec Napoléon, la carrière musicale de Méhul ne pâtit point de la Restauration, d'autant qu'il sut ne pas se compromettre durant les Cent jours. Ainsi, il est nommé au Conservatoire en 1816. Retiré un temps à Hyères entre janvier et mai pour y trouver un peu de repos et un soulagement à sa phtisie (tuberculose), le compositeur mourut de cette maladie à Paris le matin du 18 octobre 1817, chez lui.

Au 28 rue de Montholon, âgé de 54 ans. 1 feuillet de papier, plié en son centre formant 4pp. 3 pages manuscrites et nom du destinataire inscrit sur une page. Provenance Georges ou Louis Boulay. Provenance familiale, "Lettre donnée par la Tante Henriette".

Bon état général, défauts habituels mineurs divers. Petit manque de papier vers la signature. L'item "LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE E. 1790 à VALADIER (Cora)" est en vente depuis le mardi 14 juillet 2020.

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LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE E. N. MEHUL (Musique Opéra) 4pp. 1790 à VALADIER (Cora)